Mes pronostics sur les résultats des élections du 5 octobre 2026 selon les données du 02 octobre.

Pronostics

Durant la campagne électorale – et même avant – j’ai suivi l’effet des projections de sièges, effectuées par Qc125 à partir des sondages d’intention de vote. Cette analyse n’a pas porté que sur la non-correspondance entre les votes exprimés et les sièges. J’ai aussi suivi d’autres indicateurs. Voici les grandes lignes, ainsi que les 5 graphiques correspondants, selon les données du 2 octobre (les projections du 3 octobre sont légèrement différentes, mais ça ne change pas fondamentalement les analyses qui suivent).

1- Surreprésentation et sous-représentation

Qu’il forme un gouvernement majoritaire ou minoritaire, le PQ pourrait être surreprésenté de 23 points, ce qui est beaucoup. Le PLQ pourrait quant à lui, être surreprésenté de 7 points. Le PCQ et QS pourraient être sous-représentés respectivement de 5 et 4 points, mais c’est la CAQ qui sera sous-représentée au point d’être exclu de l’Assemblée nationale, puisque ses 18% de votes pourraient ne lui procurer aucun des 127 sièges.

2- Indice de distorsion

L’indice de distorsion donne une note globale à une élection en évaluant l’ensemble des distorsions pour la globalité de la représentation en sièges versus les votes et non un parti à la fois. En 2022, l’indice de distorsion a atteint 25, et il pourrait s’en approcher beaucoup avec un indice de 21 en 2026 (un indice élevé signifie beaucoup de distorsions)

3- Monopolisation régionale du pouvoir

En 2022, les populations de 13 régions ont été représentées par des caucus régionaux monopolisés par un seul parti et cela pourrait se produire à nouveau pour 12 régions en 2026.

4- Parité et diversité
En 2022, deux records ont été atteints par l’élection de 46% de femmes (58 femmes) et de 16% de personnes racisées ou nées à l’étranger (20). J’ai depuis souvent dit que rien n’assurait que la hausse se maintiendrait, et les résultats de lundi risquent fort de le démontrer.

D’après mes calculs le nombre de femmes élues pourrait baisser à environ 52-54 pour ne constituer que 41-42% de députées. Le fait que 46% des candidatures soient des femmes laissait pourtant envisager une meilleure performance, mais avec de grandes variantes entre les partis politiques : 60% de candidates chez QS, 55% de candidates à la CAQ, 46% au PQ, 42% au PLQ et 27% au Parti conservateur du Québec.

Quant aux personnes racisées ou nées à l’étranger, on pourrait n’en compter que 15-16 environ, pour n’occuper que 12% des sièges de l’Assemblée nationale. Ces deux résultats seront très loin de la réalité sociale du Québec. (Merci au GFPD pour le partage des données sur les candidates).


Ces analyses et leurs graphiques illustrent les multiples raisons de remplacer le mode de scrutin actuel par un système de type proportionnel mixte compensatoire accompagné de mécanismes pour diversifier la classe politique.

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